Dérésolutionner janvier
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J’étais entrée dans la période des Fêtes calme, sereine.
Je continuais de méditer. Je faisais de la place pour le repos, ma banque était remplie.
Je m’étais dit : ça va être doux. Bah... Deux ou trois partys, pas plus. On va gérer ça simplement... HumHum!!
Et pourtant, j’en sors fatiguée. Vidée. Un peu en déséquilibre.
Avec des enfants surstimulés, des nerfs à vif, et cette sensation intérieure très claire :
Encore cette année, c’était trop.
Quand le corps ne suit plus l’intention
Ce décalage est troublant. Parce que même quand on “fait tout comme il faut”,
le système nerveux, lui, additionne tout.
Les déplacements. Le bruit. Les horaires décalés. Les virus. Le manque de sommeil.
Les interactions constantes. La charge invisible de penser à tout.
Il ne distingue pas le “beau” du “stressant”.
Il ressent simplement l’accumulation.
Et à un moment, il sature. Et j'en ai fait l'expérimentation encore cette année...
Le piège des résolutions classiques
Traditionnellement, janvier arrive avec une injonction :
se reprendre en main... Prendre des bonnes résolutions.
Mieux manger. Bouger plus. Être plus disciplinée, name it. +++
Mais psychologiquement, les résolutions basées sur le faire plus
créent souvent plus de pression que de stabilité.
Elles activent le même système déjà surchargé.
Celui qui est censé, justement, se calmer.
Et si on faisait l’inverse
Plutôt que des résolutions, des non-résolutions.
Ou, plus justement : des ''DÉ''résolutions.
En psychologie, on sait que la réduction des stimuli, moins d’obligations, moins de décisions, moins de bruit, a un effet direct sur la régulation du système nerveux.
Moins de rendez-vous. Moins de to-do. Moins d’auto-exigence.
Pas par manque d’ambition. Par intelligence émotionnelle.
Enlever du faire pour retrouver l’équilibre
Ce que je ressens en ce moment n’appelle pas plus de structure.
Ça appelle de l’espace. Vider le calendrier. Alléger les journées.
Créer du vide autour pour apaiser ce qui se passe à l’intérieur.
Respecter ses cycles naturels, accepter qu’après une période intense,
le corps demande une vraie descente.
Pas une optimisation. Une récupération.
Revenir à la présence
Être là. Dans son corps. Dans sa maison. Dans sa vie. Dans son cocon familial.
Pas en train de se corriger. Pas en train de planifier la prochaine amélioration. Faire mieux, être plus en forme ou perdre du poids.
Juste présente. Un rythme plus lent. Un quotidien plus simple. Une façon d’habiter sa vie plutôt que de la performer. Et je crois fermement que ceci attire cela; qu'une vie plus équilibrée, permet de bouger plus et d'être mieux dans sa tête et dans son corps...
Conclusion
Je n’ai pas besoin de nouvelles résolutions. J’ai besoin d’enlever une couche.
De respecter mon rythme. D’apaiser mon système nerveux.
Et de me rappeler que je ne suis pas un projet à améliorer.
Je suis humaine. Et c’est suffisant. Bonne réflexion, avec douceur
Mylène et Carolane xx